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Olympus Pen E-PL1 : objectif simplicité
Alors que les reflex du cru 2010 tardent à se dévoiler, Olympus attaque sur le front des compacts à optique interchangeable avec l’annonce de l’E-PL1. Ce nouveau boîtier s’inscrit dans la lignée des « Pen » numériques, qui entendent offrir les services d’un reflex dans le format d’un compact. L’E-PL1 insiste davantage que ses devanciers E-P1 et E-P2 sur la simplicité d’emploi. Doté d’un nombre de commandes réduit, son écran affiche une interface graphique simplifiée inspirée de celle des téléviseurs. l’E-PL1 facilite la compréhension des réglages pour les néophytes, avec des intentions de rendu accessibles par le menu. Les pictogrammes explicites permettent par exemple d’intervenir sur la profondeur de champ sans rien connaître au diaphragme. Avec cette approche « béotienne », l’E-PL1 a sans doute de meilleures chances d’atteindre le grand public. Quoique… à 600 € avec son zoom 14-42 mm de base, il aura fort à faire en face des petits reflex équipés d’un vrai viseur, celui – électronique – de l’E-PL1 étant proposé en option à un prix prohibitif (300 €).Olympus Pen E-PL1 en bref
- Capteur Live MOS 12 Mpix, 13×17 mm
- Monture d’objectif Micro 4/3
- Sensibilité 100-3200 ISO
- 25 modes de prise de vue (PSAM, i-Auto et 19 modes scènes)
- Vidéo Mpeg HD 720p à 30 i/s (son mono)
- Ecran LCD 6,9 cm
- Viseur électronique VF-2 en option (300 €)
- Filtres numériques créatifs, fonction HDR
- Stockage sur carte SD
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Canon EOS 550D : il a tout d’un grand
Entre des calculatrices en plastique recyclé et une gamme d’appareils compacts bien échelonnée en prix et formatée sur la concurrence en termes de caractéristiques, Canon a affirmé sa position de leader du marché des reflex en lâchant un nouveau fauve dans l’arène. « Elle a tout d’une grande » disait la publicité d’une petite voiture citadine il y a quelques années. C’est aussi le cas de ce nouvel EOS, numéroté 550 dans la gamme D. Dans un format plus serré et des matériaux moins nobles, cet EOS 550D embarque une électronique largement héritée de son aîné, l’EOS 7D. Une dedeuche avec un moteur de Mercos ? Y’a un peu de ça, sauf que l’EOS 550D ne tape pas du fond, lui, et qu’il devrait, du coup, rapidement prendre quelques tours d’avance sur ses concurrents. Son capteur CMOS 18 Mp de taille APS-C turbine à 3,7 i/s grâce à son turbo-processeur Digic IV. En mode vidéo, il assure une qualité HD 1080p à 30, 25 ou 24 i/s, comme les grands, en s’offrant même – mieux qu’un allume-cigare – une entrée micro stéréo ! Le système d’exposition à 63 zones iFCL, l’autofocus à 9 plages en losange et l’adressage sur 14 bits sont également repris du 7D. L’EOS 550D s’offre même un écran « plus mieux » que son grand frère : large de 7,7 cm, il affiche plus d’un million de pixels dans un format – pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? – au même ratio que le capteur, soit 3:2. Attendu dès la fin de ce mois de février, l’EOS 550D sera vendu moins de 800 € boîtier nu. Comptez 100 € de plus pour le premier kit avec zoom 18-55.Canon EOS 550D en bref
- Capteur CMOS APS-C de 18 Mp
- AF 9 plages
- Mesure de lumière 63 zones iFCL
- Mode Vidéo HD 1080p
- Sensibilité 100 à 6400 ISO, extensible à 12800 ISO
- Ecran LCD 7,7 cm affichant 1040000 pixels, ratio 3:2
- Nouvelle batterie LP-E8
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Bilan 2009 (4/4) : Le Micro 4/3
L’introduction du standard 4/3 initié par Olympus et Panasonic en 2002 n’a pas abouti au succès escompté par ses géniteurs. Et pour cause : contrairement aux promesses faites initialement, le 4/3 a amené des appareils à peine plus compacts et à peine moins chers que des boîtiers à capteur APS, mais avec un capteur plus petit produisant des images plus bruitées. Il a finalement fallu attendre le Micro 4/3 pour que ce standard trouve une formulation réellement intéressante : ni compacts, ni reflex, ni caméscopes, mais un peu tout cela à la fois, les appareils Micro 4/3 allient performance, polyvalence et modularité dans un format compact et léger.
Annoncé à l’été 2008, le système Micro 4/3 s’est enrichi en 2009 de deux modèles Panasonic, le GH1 (équivalent du G1 avec un mode vidéo en plus) et le GF1 (version compacte avec viseur électronique optionnel), et de deux modèles Olympus, les E-P1 et E-P2, deux boîtiers au look rétro, répliques du "Pen" commercialisé par Olympus dans les années 60.
Le succès d’estime du Micro 4/3 est acquis, et représente pour le monde amateur un système « tout en un » idéal. Reste le problème du prix qui fait encore barrage au succès commercial. Mais les choses pourraient bien changer en 2010. Car le Micro 4/3 va faire des émules chez les concurrents, nombreux à s’intéresser au potentiel que représente ce nouveau segment de marché. Samsung vient d’annoncer le NX10, première figure d’un système équivalent à la gamme G de Panasonic, avec un capteur de taille supérieure (APS). Leica a commercialisé le X1, compact à objectif fixe et capteur APS. Ricoh a présenté un surprenant compact modulaire, le GXR avec bloc optique interchangeable. Et il se murmure que Canon serait en train de mijoter un produit à l’intersection du compact et du reflex… Après l’année du reflex en 2009, l’année 2010 sera-t-elle celle des « hybrides » ?
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Bilan 2009 (3/4) – Les innovations de l’année
Si la définition d’image a longtemps été un argument clé, elle ne suffit plus à marquer des points. Preuve la plus flagrante : la décision prise par plusieurs marques de faire marche arrière, à l’instar de Canon dont le dernier né de la gamme de compacts G, le G11, affiche 10 millions de pixels contre 14,7 à son prédécesseur.
Le bataille se joue ailleurs, car le progrès technologique a ouvert de nouveaux fronts. Du côté des reflex, les systèmes de stabilisation d’image, les dispositifs anti-poussières, la visée sur écran ont créé de nouveaux enjeux dans la concurrence que se livrent les fabricants. L’année 2009 aura été plus particulièrement marquée par la progression de la sensibilité, qui a franchi le seuil vertigineux des 100.000 ISO, et par l’arrivée de la vidéo HD, qui conduit certains vidéastes à préférer désormais des reflex numériques à leurs caméras.
Du côté des compacts, plus encore, les fabricants sont obligés de faire preuve d’imagination et d’ingéniosité pour se distinguer au milieu d’une offre pléthorique. L’année 2009 a notamment vu l’essor de l’écran tactile, qui est devenu un standard de l’électronique grand public.
Concernant l’affichage, il y a eu des tentatives originales, comme le second écran en face avant chez Samsung ou le vidéoprojecteur intégré du Nikon S1000PJ. Mais cela reste un peu gadget par rapport à la révolution 3D promise par le Fujifilm FinePix W1. La 3D est déjà une réalité au cinéma, et le sera bientôt dans notre salon puisque c’est la prochaine étape pour la télévision. Il est donc temps de s’y préparer en photo.
Tous comme les reflex, les compacts ont également beaucoup progressé en sensibilité. On retiendra dans ce domaine la tentative concluante de Sony avec le CMOS inversé dont sont équipés les CyberShot WX1 et TX1 (CMOS Exmor R).
Enfin, on a vu en 2009 le concept même de l’appareil photo numérique évoluer, avec l’apparition d’un hybride entre le compact, le reflex et le caméscope. Mais nous reparlerons de cette génération Micro 4/3 dans un prochain article…
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Bilan 2009 (2/4) – Le reflex numérique en vedette
Si 2009 est considérée comme l’année du reflex c’est avant tout parce que les fabricants ont fait des efforts, tant en matière d’innovation que de marketing, pour mettre ces produits en lumière. Leur calcul est simple : le reflex est un produit plus profitable que les compacts dont les prix ont été laminés par une concurrence sans merci. Evidemment, la concurrence existe aussi sur le marché du reflex. Mais le gâteau est partagé entre un nombre plus limité d’acteurs. Et par ailleurs une part non négligeable du profit sur ce créneau provient des ventes additionnelles (objectifs, flashs, accessoires…). De surcroît, chaque marque ayant sa propre monture d’objectif et de flash, le choix d’un « système » reflex a l’avantage d’être fidélisateur.
Mais si les reflex ont du succès, ce n’est pas seulement parce que les fabricants l’ont voulu. C’est aussi parce que le marché était mûr pour une vague de rééquipement orientée vers des appareils plus performants. Le numérique a renouvelé l’intérêt des Français pour la photographie, et tant les ventes de reflex que le succès des cours de photo aux particuliers témoignent de cette aspiration forte à dépasser la simple photo-souvenir.Des prix qui ont littéralement fondu
Signalons également, et c’est un facteur déclencheur – si je peux m’exprimer ainsi, que les reflex numériques ont vu leurs prix fondre comme neige au soleil. Ils sont même moins chers que leurs ancêtres argentiques : on trouve, en cette période de soldes, des kits à 300 €, ce qui était le prix plancher d’un reflex argentique il y a dix ans !
Enfin, les reflex ont acquis une polyvalence et des fonctions qui les rendent plus attrayants pour des amateurs en quête de performance, mais aussi de commodité et d’agrément. Légers et peu encombrants, simples d’emploi, désormais dotés de la visée sur écran, de modes vidéo et de fonctions intelligentes comme la détection de visage, les reflex ont tout des compacts, y compris des boîtiers en couleur ! Finalement, n’est-ce pas cette petite touche d’originalité qui leur manquait le plus pour se faire adopter ?
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Bilan 2009 (1/4) – La photo ne connaît pas la crise
2009 devrait se terminer sur un nouveau record de ventes d’appareils photo en France. Depuis l’avènement de la photo numérique, le marché n’a cessé de croître en volume d’année en année, et devait franchir fin 2009 la barre des cinq millions de boîtiers vendus, selon les estimations du syndicat des entreprises de l’image, de la photo et de la communication (SIPEC). C’est plus de 6% de mieux qu’en 2008.
Mais le fait marquant, c’est la progression du marché en valeur (+12% par rapport à 2008), sous l’impulsion notamment des ventes de reflex, en bonne place au hit-parade des cadeaux de fin d’année. Avec 500.000 unités vendues, ils progressent de 27% en volume.
Le reflex fait remonter le prix moyen de vente des appareils, qui n’avait cessé de chuter depuis quatre ans. A cela s’ajoutent les ventes complémentaires d’objectifs et d’accessoires, qui dopent l’ensemble de l’économie du secteur. Ainsi, le marché de la photo nargue-t-il la morosité ambiante. Mais pour combien de temps encore ?Multi-équipement et renouvellement
Avec deux tiers de foyers équipés d’au moins un appareil photo numérique, on se rapproche du plafond… En réalité, les achats de premier équipement sont devenus minoritaires par rapport à d’autres comportements clairement identifiés.
Il y a tout d’abord le multi-équipement : la chute importante du prix des appareils encourage l’individualisation du matériel, et il n’est pas rare désormais de trouver au sein d’un même foyer deux, voire davantage d’appareils photo.
Parallèlement, l’innovation fait constamment progresser la qualité d’image et évoluer les fonctions des appareils photo. Cela accélère l’obsolescence des matériels et incite à les renouveler rapidement.
Tant et si bien qu’il se vend aujourd’hui en France deux fois plus d’appareils photo qu’à l’époque la plus faste de l’ère argentique…
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Résoudre simplement un problème de forts contrastes
Si l’œil s’accommode de ce fort contraste il n’en est pas de même pour le capteur de votre appareil photo. Impossible d’obtenir une image équilibrée, avec des détails à la fois dans la zone ensoleillée et dans la zone ombragée. Vous avez peut-être entendu parler de la technique HDR (High Dynamic Range), mais vous aimez la simplicité et vous voulez éviter de passer du temps sur un ordinateur. Les solutions « embarquées dans l’appareil » se répandent enfin !
Nous avons parlé d’une solution proposée par Fuji avec son capteur Super CCD EXR. D’autres fabricants utilisent un capteur classique et ont adapté le logiciel de l’appareil : Le compact Ricoh CX1 par exemple réalise 2 prises de vues (une pour les basses lumières et une pour les hautes lumières) et les combine automatiquement en une seule image. Samsung a aussi un tel compact.
Ces solutions techniques intégrées, apparues tout d’abord dans les compacts se propagent vers la gamme des reflex. C’est Pentax qui a ouvert le bal avec le K7. Même dans cet appareil, le but est de résoudre de façon simple le problème du fort contraste. L’utilisateur expert trouvera donc la fonction limitée et devra continuer à utiliser la méthode logicielle avant que les constructeurs ne proposent des solutions plus complexes (comme proposer des fichiers réellement HDR, 16 ou 32 bits).
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L’écran orientable : du compact au reflex
Pourquoi l’écran orientable est-il apparu sur les compacts bien avant de voir le jour sur les reflex ? En premier lieu, sachez que la visée reflex traditionnelle est incompatible, a priori, avec la visée par écran. Sur un reflex, le miroir qui renvoie l’image vers le viseur empêche le capteur de « voir » ce que l’on vise.
Ensuite, les utilisateurs de reflex l’apprécient en grande partie pour la finesse de sa visée reflex justement. Aucun constructeur n’osait jusqu’à présent leur proposer de viser avec le tout petit écran des premiers appareils numériques.
Il a donc fallu attendre de meilleurs écrans et un changement de mentalité. Et voilà le LiveView sur les reflex. Pour doter les boîtiers de cette fonction, certains fabricants comme Olympus, ont ajouté un second capteur combiné à un système complexe de miroirs semi-transparents et de prismes. Cela permet d’obtenir de manière simultanée visée reflex et visée par l’écran. D’autres constructeurs utilisent le capteur principal pour la visée sur écran (comme sur un compact). Cela génère d’autres contraintes : le miroir doit être maintenu relevé en mode LiveView. On ne voit donc plus rien dans le viseur si l’on y jette un œil. On perd aussi l’autofocus reflex…
Quelle que soit la solution technique choisie, la possibilité de viser par l’écran est devenue incontournable sur les reflex et il eut été inconcevable de ne pas franchir la dernière petite étape : rendre l’écran orientable.L’écran orientable : pour et contre
Quels sont les inconvénients de l’écran orientable en général ?
- Il est forcément un peu plus cher à concevoir et à construire mais cela ne veut pas dire que la différence de prix est forcément sensible pour l’acheteur.
- Il est un peu plus fragile. A l’usage, des dysfonctionnements au niveau de la connectique peuvent apparaître.
- Il est soit un peu plus encombrant, soit un peu plus petit qu’un écran classique à encombrement égal.